Evaluation des politiques publiques : faut-il quantifier pour évaluer ? Compte rendu de la journée du 19/06/02 du réseau évaluation CETE/CERTU

Résumé : En introduction une définition de l’évaluation est donnée :« Evaluer une politique publique c’est se prononcer sur la valeur de cette politique » On sait que le jugement de valeur dépend éminemment de celui qui le porte. Se pose alors la question de savoir comment il est possible de rendre plus fiable un jugement de valeur indépendamment de son auteur.Une des manières est de l’étayer par des chiffres. Mais en réduisant la réalité aux seuls paramètres mesurables ne risque-t-on pas d’introduire de nouveaux biais ? Le tout est-il uniquement la somme des éléments qui le composent ? A cette approche qui peut se révéler réductionniste certains préféreront une démarche globale qui mettra l’accent sur l’aspect cohérent et organisé des politiques publiques.Pour le second intervenant, René Padieu, Inspecteur Général à l’INSEE, la quantification opération qui consiste à «mettre du numérique sur ce qui est essentiel», sans être toujours indispensable, peut se révéler une voie féconde pour fonder le jugement et l’action. Ainsi, les observatoires sont des lieux où se façonnent les jugements de valeur. L’observatoire est un outil et l’utilité des outils réside aussi dans le geste qui manie l’outil : il faut donc aussi se poser la question de savoir pour qui il est utile. On distinguera trois types d’observatoires en fonction de l’implication des différents acteurs (commanditaires, techniciens, usagers) dans la définition des thèmes et dans leur fonctionnement.Le troisième exposé achève de poser le problème en prenant l’exemple de la préoccupation récente en France de fabrication d’un indice synthétique de mesure de la mixité sociale, à l’image de ce qui existe outre atlantique. Comment choisir et pondérer les données composant cet indice,pour recomposer un indice à la fois fidèle et utile ?L’expérience du Programme d’Analyse Concertée des Transformations et des Equilibres Urbains(ACTEUR) mis en place par le CERTU, montre comment on peut sélectionner et identifier une batterie d’indicateurs pouvant servir à analyser une question. Quelles propriétés doivent revêtir les« bons » indicateurs et quelles limites peut-on tracer de leurs usages ?Trois expériences sont ensuite présentées par d’autres intervenants .• La construction du tableau de bord du suivi de la politique de la ville en Bretagne,dont l’objectif est de fournir des éléments chiffrés pour étayer cette politique.• L’observatoire des déplacements de l’agglomération lyonnaise, mis en place lors de l’approbation du PDU qui rend compte annuellement de l’avancement des actions et de leurs résultats.• L’observatoire des territoires sensibles de l’agglomération lyonnaise dont l’ambition est d’organiser la discussion des acteurs locaux en s’appuyant sur ses résultats.
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Contributor : Colette Orange <>
Submitted on : Friday, June 7, 2019 - 11:45:59 AM
Last modification on : Saturday, June 8, 2019 - 1:21:08 AM

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Jean-Pierre Mercier. Evaluation des politiques publiques : faut-il quantifier pour évaluer ? Compte rendu de la journée du 19/06/02 du réseau évaluation CETE/CERTU. [Rapport de recherche] Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (CERTU). 2002, 79 p., figures, tableaux, graphiques. ⟨hal-02150514⟩

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