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Archéologie des registres B 1060 et B 1061, et premières expériences de mise en forme de l'enquête

Résumé : Lorsque l'enquête générale commence à Tarascon, en janvier 1332, l'enquêteur royal Niccolò di Acerno est encore présent, mais c'est Leopardo da Foligno qui assure ensuite l'intégralité de la procédure 1. Aussi, la partie martégale de l'enquête, menée par Niccolò entre octobre et novembre 1331 2 , fait-elle figure d'hapax technique et matériel, et c'est seulement à partir de Tarascon, et donc de janvier 1332, que l'on peut envisager les techniques administratives mises en oeuvre comme un continuum. Il est intéressant en ce sens de se pencher sur les registres relatifs à la circonscription de Tarascon en évaluant la part d'expérimentation qu'ils révèlent. Le travail de l'enquêteur et des officiers requis pour cette opération se situe dans la continuité des enquêtes nombreuses et variées commandées par les souverains angevins depuis la moitié du XIII e siècle. La pratique administrative de ces enquêtes n'est donc pas nouvelle et nous serons donc plus attentifs aux questions relatives au perfectionnement des techniques déployées en 1332, c'est-à-dire à l'adaptation de l'opération elle-même et à l'innovation que cela entraîne. Cet examen ne peut d'ailleurs pas faire abstraction du contexte administratif particulier à la Provence et plus largement à l'ensemble de l'État angevin. En effet, depuis la fin du XIII ème siècle, on observe au sein de la curie un perfectionnement général des pratiques administratives, qui passe par une spécialisation des registres et par une organisation rationnelle de l'archivage des documents administratifs. L'ensemble de ce dispositif culmine avec l'ordonnance administrative de Brignoles, promulguée par Charles II le 31 juillet 1297, qui précise les modalités de l'information administrative entre les officiers locaux et la cour aixoise, mais également l'organisation de la matière administrative dans le but d'une réforme morale de l'administration 3. Lorsque l'enquête confiée à Leopardo da Foligno débute, une grande partie du personnel, à tous les échelons de l'appareil administratif provençal, démontre une pratique éprouvée de la fabrique documentaire. Les officiers locaux comme ceux de la cour appliquent dans leur grande majorité des techniques et des savoir-faire adaptés aux différentes procédures et réalisent des registres dans les règles de l'art documentaire. Notre analyse matérielle des deux registres consacrés à la viguerie de Tarascon tiendra compte de ce contexte très particulier : nous examinerons leur organisation et tenterons de clarifier les techniques mises en oeuvre lors de leur confection.
Document type :
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https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00505163
Contributor : Anne Mailloux <>
Submitted on : Thursday, March 4, 2021 - 5:55:05 PM
Last modification on : Tuesday, March 30, 2021 - 3:25:30 AM
Long-term archiving on: : Saturday, June 5, 2021 - 7:19:50 PM

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EGL TARASCON-CVII-CXXXVII.pdf
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  • HAL Id : halshs-00505163, version 1

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Anne Mailloux. Archéologie des registres B 1060 et B 1061, et premières expériences de mise en forme de l'enquête. Pécout (T.), Portier-Martin (C.). L'Enquête générale de Leopardo da Foligno dans la Viguerie de Tarascon (janvier - février 1332), 8 (51), C.T.H.S., pp.CVII-CXXXVII, 2010, Collection de documents inédits sur l'histoire de France – Section d'histoire et de philologie des civilisations médiévales. ⟨halshs-00505163⟩

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